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Odeurs - Toxicité
Une forte perception
d'odeur indique-t-elle des niveaux de concentration toxiques
?
La majorité des substances sont
détectées par l'odorat à des niveaux au moins 10 fois plus
faibles que leur seuil de toxicité. Cependant, le nez est
loin d'être un système d'alarme parfait. Il existe des substances
dangereuses inodores (l'oxyde de carbone par exemple) ou
ayant une odeur agréable.
Origine « autres
» des odeurs de la région
Quelles sont les
origines des odeurs que les nez bénévoles classent dans
la rubrique
« Autres » ?
Des statistiques effectuées sur
des campagnes de l'année 2000, montrent que dans la rubrique
« Autres » les odeurs les plus fréquentes sont les odeurs
de voisinage, de brûlé et de végétation.
Pourquoi des "nez"
?
Avec
tout ce dont on est capable de nos jours, ne pourrait-on
pas utiliser des machines pour mesurer la gêne de la population
?
Le nez humain est l'appareil
de mesure le plus sensible qui existe actuellement, et de
loin. Il peut repérer une molécule odorante au milieu d'1
million d'autres molécules. Pour l'appréciation de la gêne,
il est tout simplement irremplaçable.
Mais que fait la
police ?
Existe-t-il une
réglementation qui protège la population contre les mauvaises
odeurs ?
C'est la Loi sur l'Air de 1996
qui reconnaît à chacun le droit de ne pas être gêné par
les odeurs. Il existe également des lois qui régissent les
activités des exploitations industrielles. Celles ci ne
doivent pas être à l'origine d'odeurs gênantes pour la population
riveraine.
Une odeur c'est déjà
compliqué, plusieurs...
Lorsque plusieurs
odeurs se mélangent, elles se neutralisent ou elles se superposent
et donc s'intensifient ?
Aucune règle ne permet de prévoir
l'odeur résultant d'un mélange de composés odorants. D'ailleurs,
la technique des masquants, qui consiste à ajouter un composé
agréable pour traiter le problème des odeurs, réserve parfois
des surprises bien désagréables !
Non, je ne sens rien
et toi ?
Le nez est-il
un capteur fiable ?
La perception des odeurs et des
gênes olfactives diffère entre individus. Elle évolue aussi
chez une même personne. Pour fiabiliser l'information sur
l'odeur et la gêne, les observations sont faites par un
ensemble de personnes : un jury de nez.
Dis moi ce que tu
sens , je te dis ce que tu fais.
A partir des caractéristiques
de l'odeur perçue, peut on remonter à sa source
?
Certaines odeurs génériques sont caractéristiques d'activités
ou de rejets particuliers. Par exemple, les industries de
la chimie du raffinage, de la papeterie ou de la sidérurgie
peuvent rejeter des composés dits « soufrés », générant
des odeurs qui s'apparentent à l'oeuf pourri, le choux,
l'ail ou les légumes en décomposition,... Mais les choses
se compliquent lorsqu'on est en présence de plusieurs sources
ou d'un mélange de composés odorants !
Odeur ou gêne, de
quoi parle-t-on ?
Les nez bénévoles
mesurent l'odeur ou la gêne ?
La gêne bien entendu
L'odeur est caractérisée
par une concentration * et une intensité **. L'odeur est
mesurée par des « nez » experts formés.
La gêne est ce qui
est ressenti par un individu suite aux odeurs qu'il perçoit,
avec un caractère agréable ou désagréable qui n'existe pas
pour l'odeur tout court. Pour mesurer la gêne olfactive,
on fait appel à un jury de nez bénévoles parmi la population
riveraine.
· * pour connaître la concentration
d'une odeur, il faut connaître combien de fois
il faut diluer cette odeur (facteur de dilution)
pour être à la limite de ne pas la sentir (seuil de perception).
· ** l'intensité d'une odeur est établie
par comparaison
à une échelle d'intensités odorantes de référence
(plusieurs concentrations d'un produit de référence).
Oeuf pourri, choux,ail
... : pourquoi toujours les mêmes ingrédients ?
Beaucoup de nuisances
olfactives s'apparentent à des odeurs d'oeuf pourri, de
choux ou d'ail. La raison à cela est que les substances
chimiques générant ce type d'odeurs sont :
- les hydrogène
sulfuré (pour l'oeuf pourri),
- les mercaptans
( méthyle et l'éthyle mercaptan pour le choux et le choux
en décomposition puis l'allyle mercaptan pour l'ail).
Or ces substances
se retrouvent dans un nombre important de secteurs d'activités
: l'énergie, la chimie, l'industrie du bois et du papier,
l'agro-alimentaire, les déchets et les stations d'épuration
En dehors de l'œuf
pourri, du choux ou de l'ail, certaines odeurs gênantes
s’apparentent à des odeurs de poisson avarié ou en décomposition.
Les substances chimiques générant ce type d’odeurs font
partie de la famille des composés chimiques azotés. Il s'agit
:
- des Méthylamines
(pour le poisson en décomposition),
- des Diméthylamines
et des Triméthylamines (pour le poisson avarié).
Ces substances peuvent
être émises par un certain nombre d'activités :
- Poissonneries,
porcheries et abattoirs,
- Industries agro-alimentaires
( équarrissage et nutrition animale),
- Stations d'épuration,
site de stockage de déchets et centres de transit.
Oeuf pourri, choux
et ail : pourquoi toujours les mêmes ingrédients ? (suite)
Beaucoup de nuisances
olfactives s'apparentent à des odeurs d'oeuf pourri, de
choux ou d'ail. La raison à cela est que les substances
chimiques générant ce type d'odeurs sont :
- les hydrogène
sulfuré (pour l'œuf pourri),
- les mercaptans
( méthyle et l'éthyle mercaptan pour le choux et le choux
en décomposition puis l'allyle mercaptan pour l'ail).
Or ces substances
se retrouvent dans un nombre important de secteurs d'activités
: l'énergie, la chimie, l'industrie du bois et du papier,
l'agro-alimentaire, les déchets et les stations d'épuration.
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